28 € d’archivistique

C’est un constat partagé par plusieurs acteurs dans le monde des sciences de l’information (éditeurs, auteurs, bibliothécaires): la diffusion des ouvrages a reculé depuis dix ou vingt ans.

On peut esquisser plusieurs explications à ce phénomène: une offre plus large, imposant une sélection plus sévère car on ne peut tout lire? L’intérêt décroissant pour certains sujets de fond face aux thématiques à la mode? Le temps à consacrer à la lecture dans un monde toujours plus pressé (dans tous les sens du terme d’ailleurs)? Le prix des livres ?

Je fais également ce constat de recul de la diffusion pour ce qui me concerne. Mon dernier livre, Des documents d’archives aux traces numériques. Identifier et conserver ce qui engage l’entreprise – La méthode Arcateg™, éditions KLOG, 2018, 227 pages, attire manifestement moins de lecteurs que mon premier livre Je pense donc j’archive, publié en 1999 et qui n’avait pourtant bénéficié d’aucune promotion.

Une question de concurrence? Les ouvrages en français sur les questions d’archivistique sont assez peu nombreux, plus nombreux au Québec (Carol Couture, Louise Gagnon-Arguin, Marcel Lajeunesse et d’autres) qu’en Europe, mais il n’y a pas pléthore. La dernière édition de l’Abrégé d’archivistique, de l’Association des archivistes français, date de 2012; l’excellent livre de Charles Kecskeméti et Lajos Körmendy, Les écrits s’envolent : la problématique de la conservation des archives papier et numériques (Favre), date de 2014.

Une question d’intérêt pour le sujet? Le problème ne vient apparemment pas de là car l’ouvrage a reçu un très bon accueil sur les réseaux sociaux, et la fréquentation de mes blogs (www.marieannechabin.frwww.transarchivistique.frwww.arcateg.fr) ne se dément pas au fil des années. Par ailleurs, Des documents d’archives aux traces numériques, par rapport à mon précédent livre, Archiver et après? (sorti en 2007) est le fruit de dix années d’analyse théorique supplémentaires, dix années d’expérience de terrain et de cours dans trois universités ou établissements d’enseignement supérieur, tandis que la méthode Arcateg™ intéresse de plus en plus d’entreprises et d’organisations.

Une question de temps? C’est là une raison dans l’air du temps: faire, refaire, papillonner, butiner, survoler, effleurer, oublier, se laisser porter par le courant, naviguer à vue, subir la vague des news, surfer sur le dernier écho, n’est pas vraiment compatible avec la réflexion posée, avec l’investissement d’une formation continue, avec la confrontation de sa pratique quotidienne aux principes professionnels, avec le ressourcement dans un texte qui fait plus d’une page. Mais combien faut-il vraiment de temps pour lire un livre? Une question d’organisation? Alors oui, il faut commencer par lire un livre sur la gestion du temps, c’est prioritaire…

Une question de coût? Je ne vois plus que cet argument pécunier qui tienne la route. 28 euros, c’est une somme! Pour 28 euros, on peut s’offrir:

menu (entrée, plat, dessert) chez Philippe 

environ 20 litres de carburant (super95)

deux entrées plein tarif + un tarif réduit pour l’abbaye du Mont-Saint-Michel

C’est pourquoi, j’ai pensé qu’il n’était pas inutile de détailler ce prix:

Introduction 0 € car elle est en ligne ici
PREMIÈRE PARTIE – L’INFORMATION D’ENTREPRISE: L’information, ses utilisateurs et ses propriétaires – Trois exigences universelles – La durée de conservation 9,90 € (rapporté aux concepts explicités, ce n’est vraiment pas cher le concept archivistique!)
DEUXIÈME PARTIE –ORGANISER L’INFORMATION AVEC ARCATEG™ 17,17 €. C’est la partie la plus conséquente mais ce n’est pas très élevé non plus pour la fourniture du modèle et de son mode d’emploi: explications que l’on pourra relire, souligner et annoter à loisir sur le volume papier
Conclusion 0,93 € (moins chère qu’un expresso)
Total 28 €

Il ne vous reste plus qu’à cliquer ici.


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