Blogs, cuisine et archivage

J’ai créé et j’alimente deux blogs qui sont, dans l’ordre chronologique d’apparition :

  1. http://www.marieannechabin.fr/ où je publie chaque lundi matin depuis juin 2011 un court billet à partir d’un mot-clé dont le suffixe est défini annuellement, et qui est sous-titré « Critique malicieuse de la société de l’information à usage de ceux qui pensent (et donc archivent) » ;
  2. http://transarchivistique.fr/, celui-ci, créé il y a six mois pour des raisons que j’ai partiellement évoquées dans l’onglet « auteur ». Ce second blog est sous-titré, en écho au premier : « Spéculations de Marie-Anne Chabin à l’usage de ceux qui archivent (et donc pensent) ».

Ces moyens d’expression tout à la fois sont faciles et exigeants, efficaces et exposés… Ils me valent surtout de belles rencontres.

Je remercie donc vivement Daniel Ducharme, collègue québécois et directeur général d’ÉLP éditeur, éditeur de mon premier recueil de billets de blog Sérendipité et autres curiosités, d’avoir organisé avec l’ARÉDIQ, collectif de jeunes archivistes québécois, un 6 à 8 dans le sympathique pub Brouhaha, lors de mon passage à Montréal la semaine dernière.

La rencontre s’est déroulée en deux temps :

  • une interview menée par Daniel Ducharme, que l’on peut lire sur son blog, où, en réponse à ses questions, j’explique pourquoi j’ai deux blogs distincts et comment je suis passée de l’essai traditionnel (Je pense donc j’archive en 1999, et Archiver, et après? en 2007) à la construction de recueils de billets de blog, conçus dès le départ pour constituer une publication cohérente, une démarche que Daniel Ducharme a appelée : « Du blog à l’e-book ».
  • Cuisine et Archivageune conférence « Cuisine et archivage », pour laquelle j’ai bénéficié de la participation active de Mylène Bélanger et Noura Elmobayed-Langevin, de l’ARÉDIQ que je remercie vivement. Il m’arrive souvent sur mon premier blog de comparer un phénomène ou une réalité archivistique à un aliment ou à une recette (omelette, emmental, boudin, osso bucco, Bolino, diplomate….). Cette conférence fait la synthèse de plusieurs observations dans cette sphère. Nous y reviendrons bientôt.

J’ai profité de cette occasion pour présenter ma version française du schéma néo-zélandais sur le records management (le schéma de la « flèche rouge ») que j’ai souvent utilisé dans la version originale et qui reste pour moi le meilleur schéma pour expliquer la notion de record creation et donc le fondement de l’ archivage au sens de mise en archive.

Archivage-la flèche rouge