Devinette

Je suis une chose, un truc, un machin, un bidule, bref un objet souvent insignifiant mais qui a cependant son importance. La preuve, c’est qu’il existe une journée internationale en mon honneur (le 9 juin).

Je suis un bidule très ancien, quasiment indissociable de la civilisation. On me trouvait déjà il y a quelques millénaires. Pour beaucoup de gens, j’ai même un rôle quotidien. Traditionnellement, on me respecte et on ne jette pas sans raison. Mais les temps changent…

J’existe dans tous les pays et sous tous les régimes. L’activité dont je fais l’objet est réglementée. Les professionnels de mon secteur ont suivi une formation très particulière même si je rassemble aussi beaucoup d’amateurs.

Mes usages obéissent à diverses modes, selon les époques et selon les cultures, ce qui donne toute une gamme de bidules, de formes et de types variés. Quand je suis complet, je fais plus d’effet. Celui ou celle qui me prend dans ses mains me trouvera, selon le temps et selon son goût, croustillant ou un peu sec. Je peux aussi me présenter comme une tartine indigeste…

Je ne suis pas un bidule très coloré : plutôt jaunâtre autrefois, majoritairement blanc aujourd’hui mais il ne faut pas généraliser. On me range assez souvent dans des boîtes, dont certaines sont plutôt jolies. Quelquefois, il y a une ficelle.

Il y a plusieurs façons de me mesurer, par exemple en kilos (ne pas confondre avec les livres).

Parmi les événements peu agréables auxquels je suis confronté, on peut citer : le grignotage de souris (quand on m’a négligé et remisé dans un lieu inapproprié), la congélation car ce n’est pas ma destinée normale et cela gâte ma qualité, et l’émiettement.

L’émiettement est vraiment déplaisant : quand je ne m’émiette pas tout seul du fait d’une confection hâtive ou d’une composition médiocre, ce sont ceux qui me manipulent qui m’éparpillent en petits bouts et me laissent traîner sur les tables. En général, ces miettes ne sont pas récupérables mais, dans des cas extrêmes, il se peut qu’elles soient interceptées par un corbeau et alors, le propriétaire initial n’a plus qu’à chanter, tandis que l’autre aura la gueule enfarinée…

Autre sort peu enviable : la falsification. Certaines personnes mal intentionnées introduisent dans le processus de ma fabrication des composants douteux de sorte qu’à l’arrivée je n’ai plus rien d’authentique bien que mon apparence le laisse croire.

Il faut vraiment faire attention avec moi car il arrive que je comporte des éléments toxiques qui, s’ils se répandent dans l’organisme, sont capables de le conduire tout droit dans le pétrin.

Avec les outils actuels de fabrication et de conservation, dans le domaine de la restauration, je suis amené à passer d’un serveur à l’autre, parfois de gros serveurs…

À noter encore que, quand je suis perdu, celui ou celle me trouve se délecte…

Qui suis-je ?

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