Le RGPD, les faussaires et le jeu des 7 erreurs

Le RGPD (Règlement général pour la protection des données personnelles) est un texte fondamental pour l’organisation du monde de l’information. Ce n’est pas simplement un règlement européen qui met à jour et harmonise les lois des différents pays sur la protection des données depuis dix, vingt ou trente ans. C’est le symbole d’une reprise en main du droit face aux excès de la technologie, et son succès présent (et à venir je crois) tient au fait que les populations sont (enfin) matures pour absorber ce droit et « produire des données en pleine conscience« .

Le RGPD est aussi une affaire de business. Dès qu’un courant technologie ou juridique prend un peu d’ampleur, il suscite des vocations chez les baratineurs, charlatans et faussaires en manque de proies. Agitons le chiffon rouge du RGPD et vendons une conformité bidon à qui tombera dans le panneau!

C’est ainsi que quelques opportunistes peu recommandables ont tenté d’attraper le pigeon, en démarchant de petites ou plus grandes entreprises dont les responsables ont parfois d’autres priorités que de se lancer dans des projets complexes et coûteux pour se mettre en conformité avec cette nouvelle réglementation dont les bases ne sont pas si compliquées (mais c’est un autre sujet).

Ainsi, dès le début du mois de juin (le Règlement est entré en vigueur le 25 mai 2018), ont circulé des pseudo-lettres de rappel à une mise en conformité RGPD. Par exemple celle-ci:

C’est un faux grossier qui multiplie les invraisemblances et les aberrations. J’en ai fait l’analyse diplomatique: Analyse d’un faux (arnaque au RGPD par fax).

Mais si le faux est grossier, le public visé est parfois naïf (voir l’histoire de l’académicien Michel Chasles au XIXe siècle).

C’est pourquoi on trouve plusieurs variantes de ce faux. En voici trois exemples.

De quoi jouer au jeu des 7 erreurs.

Amusez-vous bien!